Dimanche 4 octobre 2009 7 04 /10 /Oct /2009 19:18
Comme vous le savez tous, la voiture est en vente. La connerie humaine à l’état pur. Pourtant certaine personne trouve cela sexy, allez donc savoir pourquoi. Toujours est-il, nous changeons de moyens de transport. La première option envisagée fut évidement le bus dans la mesure qu’il y a en Amérique du sud un réseau très développé. Cependant, en regardant le site de la compagnie aérienne de la Lan, on a découvert qu’un aller-retour Lima-Buenos aires coûte moins cher que le bus et en plus ça prend moins de temps. Évidement, vous allez me dire qu’en bus on peut admirer le paysage mais franchement après 60h de bus, je ne pense pas avoir le goût de regarder dehors. C’est comme ça que j’ai eu (cette fois-ci c’est moi) la brillante idée de voir combien pouvait coûter un trip en avion à travers l’Amérique du sud. Ce n’est pas si cher que ça. Alors nous avons acheté nos billets : Lima-Sao Paulo-Santiago-Buenos Aires-Ushuaia-Buenos Aires-Lima. Nous commençons notre périple aérien le 5 octobre prochain. On va rester six jours au Brésil, essentiellement à Rio de Janeiro (encore faut-il qu’on s’y rende). Le 11, on reprend l’avion pour Santiago du Chili pour une durée de 9 jours au total. Cependant, on va s’acheter un aller-retour pour La Serena afin d’aller voir une amie chilienne rencontré en Australie. Le 20, on vole jusqu’à Buenos Aires où nous allons rester une dizaine de jours. J’en profiterai pour aller voir une ancienne collègue de boulot de Londres. Et finalement le 30 octobre prochain, nous arriverons à Ushuaia, le but de notre voyage (je vous rappelle que le blog s’intitule Montréal-Ushuaia…). Et cela sera le 5 novembre que nous retournerons à Lima pour finalement le lendemain reprendre l’avion jusqu’à Montréal pour vous retrouver tous. La question que je suis en train de me poser est qu’est-ce que je vais faire en attendant de reprendre l’avion le 6 décembre pour Genève. Voyez-vous, je suis un peu embarrassé dans la mesure que je n’ai plus de statut au Canada. J’attend mon permis de travail post-diplôme et même si je l’avais, c’est un peu compliqué de travailler juste un mois pour repartir un mois. Les solutions qui s’offrent à moi est de dévorer quantité de livres au sujet de mes prochaines études, étudier afin de passer mon cour théorique d’aviation, mais le problème est que l’examen est gouvernemental dans la mesure qu’il est demandé par Transport Canada. Il faudra que je me renseigne des modalités de passages. Finalement, il me reste à voler au maximum pour accumuler mes heures de vols. Mais de nouveau, je risque d’être limité dans la mesure qu’arrivée à un certain nombre d’heure et de compétence, il est nécessaire de passer un examen de radio afin de pouvoir voler sans instructeur. Toujours est-il, je vais commencer par me chercher un appartement pour décembre. Voilà un peu où nous en sommes et ce qui nous attend. En ce qui concerne la voiture, c’est un ami chauffeur de taxi qui s’occupe de la vendre pour nous et en cas de vente nous avons fait une procuration à une amie de pouvoir signer à notre place. Il y a quelques jours en arrière, nous sommes allés à Cuzco en bus. Le père Guillaume est aux anges : 20h de bus, il en pouvait plus à cause de son dos. Depuis Cuzco, nous avons pris le train afin d’atteindre Agua Caliente où nous avons fait la rencontre d’une australienne avec qui nous avons passé le reste de la journée. Pas longtemps, car à six heures du soir, on était couché… Trois heures du matin, on était debout. Une demi-heure plus tard, je titubais dehors à moitié endormis. Intelligent comme on était, on n’avait pas nos lampes frontales. Remarque, j’étais tellement endormi, il n’y aurait pas eu grande différence. Cependant, on s’est incrusté auprès d’un espagnol prévoyant. Et c’est ainsi que débuta la longue, très longue montée jusqu’au Machu Picchu. Dorénavant, Guillaume et moi-même militons contre les marches, pas politiques, environnementales ou autres, uniquement les marches… Après une heure et demi de « je déteste les marches », nous sommes finalement arrivée en haut, les premiers… Une fois là haut, il fallait encore attendre une heure et regarder peu avant 6h, les bus arriver et déverser le flot de touristes. Et finalement les portes du site s’ouvrent et nous voilà en face d’une des merveilles de ce monde. Avec notre position de privilégier, nous avons la chance de capter l’ensemble du site sans aucun touriste. Cela reste indescriptible la sensation que nous éprouvons.
Par lpcggrmg
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Samedi 26 septembre 2009 6 26 /09 /Sep /2009 17:02

 

 

 

Peugeot 306 XN
1400 cc.
Rouge
Sièges en cuir
Système de son et radio Mp3
Jantes et pneus sports
Pédales chromées
Moteur en très bon état
Intérieur propre et bien entretenu

5000.00$


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bon voilà ce qui se passe: Nous avons découvert que notre merveilleuse voiture chauffe dès que l'on passe les 100kms/h sur l'autoroute, lors d'une tentative désespérée pour se rendre à Cuzco. N'ayant guère envie de prendre le risque de la faire réparer et de repartir (ça coûte pas cher la réparation, mais si elle brise et qu'on doit l'abandonner, on perd 4800$), nous avons décidé de la revendre...

Ridicule comme situation, non???? Nous aurons été les heureux propriétaires d'une voiture pendant une semaine au Pérou, avec laquelle nous aurons fait moins 120kms.

Par lpcggrmg
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Jeudi 17 septembre 2009 4 17 /09 /Sep /2009 04:19

Comme vous avez pu le constater, cela fait maintenant un certain temps que nous n’avons plus mis à jour le récit de nos aventures. Pour être franchement sincère (oui vous direz que je me répète, mais disons plutôt que j’insiste…), je crois que le fait que depuis le départ de Louis nous n’ayons pas reçu grand commentaires de votre part nous a légèrement démotiver (heureusement que Titi est là pour sauver les meubles). Se sentant abandonné par vous, nos chers lecteurs et lectrices, le fait de publier notre quotidien est devenu comme qui dirait une corvée plutôt qu’un simple plaisir. Toujours est-il, nous continuerons à écrire, question de satisfaire certains curieux et curieuses, avides de connaître le moindre détail de notre fabuleux voyage. Mais cela bien entendu, et je m’en excuse, sur une base moins régulière.

Tout d’abord, je crois qu’une petite récapitulation s’impose pour ceux qui viennent de se joindre à nous. Nous sommes partis à quatre de Montréal, glandé quelques heures à Toronto, tourné en rond aux chutes du Niagara, avons soupé à Détroit en tant que minorité visible, passé 2 jours à Chicago qui est une magnifique ville, traversé tout le nord des États-Unis en passant par divers parques nationaux : Mont Rushmore où nous avons eu droit à un éloquent témoignage du patriotisme américain, Grand Téton où on s’est gelé le cul et que Mathias et son frère on dormit en cuillère (je prends toujours un malin plaisir à raconter cette histoire) et Yellowstone où nos freins avaient une fâcheuse tendance à surchauffer et où nous avons élaboré une théorie selon laquelle l’être humain pourrait vraisemblablement descendre du mouton plutôt que du singe.

 –J’espère que vous me suivez jusqu’ici-

Nous avons donc perdu 2 jours de notre vie (ainsi que beaucoup d’argent) à Bozeman, Montana, ce charmant petit trou perdu (est-il nécessaire de préciser que c’est un énorme sarcasme?) où nous avons malencontreusement fait vérifier nos freins par un mécanicien incompétent qui c’est contenté d’amputer notre voiture de ses roues arrières… Laissant ce déplaisant moment derrière nous (oui, oui, je vous entends tous dire que nous allons en rire plus tard, mais j’éprouve toujours une grande amertume chaque fois que j’aperçois un concessionnaire Ford à l’horizon), nous avons repris la route, traversant l’Alberta  et ses rocheuses, s’arrêtant de temps en temps pour faire trempette dans les sources thermales qu’elles abritent (c’est à ce moment que nous nous sommes rendu compte qu’on en avait oublié un sur le bord de la route) , puis le Yukon et ses routes sinueuses parsemées de trous et de bosses (on se croirait à la Ronde), pour enfin arriver en Alaska, où les rencontres avec les orignaux se sont multipliées à une vitesse alarmante. Nous avons fait 300 kilomètres sur des routes en gravier pour aller prendre la photo d’un panneau puis sommes revenus terminer la tournée de l’état.

Nous avons repris notre chemin vers le sud, traversé la Colombie-Britannique, l’Oregon, Washington (je ne suis plus trop sur de l’ordre), puis la Californie. Nous avons pris une bière avec des amis de Montréal qui ont fait le chemin inverse à San Francisco, fait un détour par Yosemite pour s’y baigner, campé sur une plage non loin de Santa Barbara dans une petite ville étudiante rappelant étrangement le film American Pie (vous savez ces party où la débauche est mot d’ordre), fait escale à L.A. qui franchement n’en vaut pas autant la peine que l’on pourrait le croire, puis avons fait cape sur Las Vegas. Nous avons passé deux nuits au Stratosphère pour la modique somme de 68$, avons fait collection de prospectus de péripatéticiennes (oui c’est légale au Nevada) distribués par des mexicains sur les coins de rue, visité la quasi-totalité des casinos du strip, avons vu un spectacle de filles qui dansaient les seins nus (c’est tout aussi légale, mais 18 et +) et j’ai vu un spectacle du Cirque du Soleil pendant que les deux majeures étaient occupés à perdre leur argent…

Nous sommes ensuite partis vers le Mexique, avons traversé une tempête de sable doublée d’un violent orage, atteint Nogales et traversé la frontière qui était aussi bien garder que les buts de Carey Price. Nous avons roulé sur la côte Ouest, en passant par Puerto Vallarta où on était tous un peu borracho, jusqu’à Acapulco où nous avons eu droit à un vrai déluge et à un refoulement général des égouts, puis nous avons traversé le pays jusqu’à Cancun en passant par Mexico où on s’est fait insulter par une foule en délire, le Mexique ayant gagné son match contre les États-Unis (c’était déjà assez insultant qu’on nous prenne pour des américains, ils n’avaient pas besoin d’en rajouter…). Nous sommes passés par différentes petites villes toutes aussi jolies les unes que les autres et nous avons visité de magnifiques ruines Mayas. Louis nous a laissé à Cancun pour aller rejoindre sa douce, Mathias et moi sommes allés noyer notre peine dans un tout inclus à Isla Mujeres.

Après un bon repos, nous avons entrepris la traversée de l’Amérique Centrale. Nous nous sommes fait crosser par un Mexicain à la frontière du Belize, avons eu notre première crevaison 2 heures plus tard, avons passé la nuit dans la capitale qui compte moins de 60 000 habitants puis sommes passés au Guatemala le lendemain. Encore une fois nous n’avons fait que passer et ce fut de même pour le Salvador et le Honduras (qui en gros nous aura coûté 120$ pour 4 heures; vive la corruption). Nous avons passé une semaine au Nicaragua, où nous avons fait d’agréables rencontres, dont une  française qui faisait du pouce et qui nous a suivis pendant quelques temps, ainsi qu’un colombien (qui parlait parfaitement français, anglais et espagnol) parti de Chicago en moto et qui rentrait chez lui. Nous sommes ensuite passés au Costa Rica, sur lequel il n’y a franchement pas grand choses à dire, si ce n’est  que ça coûte cher, que Mathias a passé une nuit à se vider par tous les orifices possibles et que nous y avons passé trois jours. Pour ceux qui n’auraient pas suivi, c’est là que nous en étions dans notre récit, même si je doute fort que vous soyez encore nombreux à nous suivre…

Donc pour ceux qui connaissent leur géographie, l’étape suivante fut bien évidement le Panama. C’est là que les choses se compliquent. Comment faire pour se rendre en Amérique du Sud?, qu’est-ce que l’on fait de la voiture?, dans quel pays on se rend?, qu’est-ce que l’on mange pour souper?, etc.

Panama, Panama,… Je reprends le flambeau (Mathias…). Je suis un peu mitigé. Voyez-vous, j’étais venu au Panama huit ans auparavant (c’est moche de vieillir) et je dois avouer que j’en garde un bon souvenir à cause de l’expérience du canal (de Panama et non uretère). Pourtant, depuis le moment où nous sommes entrés dans ce pays, nous étions agréablement surpris de l’état des routes. C’était la première fois en Amérique centrale que  nous arrivions à faire 500km en moins de 5h. Après quelques injures aux autres conducteurs, nous avons trouvés un hôtel à Panama City. Après une bonne nuit de sommeil, c’est là que commença le fun. Rempli d’excitation matinal  (vous m’avez cru?), nous sommes partis à l’aéroport afin de se renseigner sur les modalité du parking ainsi que d’un bureau de douane afin de prolonger notre permis d’importation temporaire du véhicule. Le parking : 14 dollars par jour… On oublie ça. Le douanier nous raconte que nous pouvons prolonger que d’un seul mois notre permis, ce qui nous donne 2 mois au total mais nous en avons besoin de 3. Ça va mal.  Guillaume, je ne sais toujours pas pourquoi,  a eu LA brillante idée de s’enquérir des modalités d’entrée pour le Surinam. Deviné quoi… il nous faut des visas…  Ça va encore plus mal. Lancé sur son éclair de génie, il téléphona à Lima au bureau de SUCO afin de savoir s’il était possible de pouvoir acheter une voiture au Pérou. Apparemment, oui. Prochaine étape : vendre bob (la voiture). On a réalisé que vendre une voiture américaine immatriculée au Canada est compliqué. Pourtant nous avons trouvé un acheteur. Cependant le prix d’achat était de 500 dollars. Vous criez à  l’arnaque? Non, ce n’est pas une arnaque car le gars doit encore payer plus de 2000 dollars en frais d’importation. L’autre problème fut que nous étions vendredi en fin d’après-midi. Le bureau auquel il aurait fallu y aller pour finaliser la vente était fermé. Et attendre jusqu’à lundi en payant les hôtels pour récupérer au final quelques dollars nous poussa à faire un geste étrange. Nous avons tout simplement donné notre voiture au gars qui s’occupait de la traduction. Après avoir fait quelques photocopies et signer quelques papiers, nous avons fait nos sacs en abandonnant la moitié des choses que nous allions plus nous en servir. Dernière photos de Bob sans la plaque (on la ramène) avec un couché de soleil en arrière plan. Le gars, nous a gentiment déposés à l’aéroport vers 18h. On savait qu’il y avait un vol direct pour Lima à 20h. Naïvement, on s’était dit que s’il restait de la place dans l’avion, nous pourrions voler pour pas trop cher. Erreur, il nous demandait 735 dollars par personne. No way. En cherchant sur internet, nous avons pu trouver des vols pour 980 dollars (pour deux). Le seul problème est l’avion décollait à 7h du matin le lendemain. Un conseil de voyageur : éviter de dormir à l’aéroport de Panama, c’est inconfortable. Toujours est-il, nous embarquons dans l’avion à destination non pas de Lima mais de Miami. La durée du vol fut de 3h, suivi initialement de 5h d’atteinte à Miami qui s’allongea jusqu’à 7 puis 6h de vol jusqu’à Lima. Vive American Airlines… (C’est ironique). Nous arrivons finalement à Lima à minuit. Le temps de prendre un taxi et nous arrivons dans le quartier de Miraflores vers 1h du matin. C’est génial de pouvoir s’allonger dans un bon lit avec des couvertures (c’est l’hiver présentement ici).

Bon voilà, Mathias est déjà à cours d’idées… Nous sommes donc rendus au Pérou. J’ai pu prendre contacte avec Michel, représentant de SUCO ici, qui nous a fait découvrir quelques endroits sympa et qui nous a trouvé un petit studio où nous pouvons loger pour pas trop cher. J’ai également pris contact avec Miguel, un ami de longue date, qui nous a invité à la fête de sa sœur à Via El Salvador, un bidonville bien particulier de Lima (je vous laisse imaginer les deux blanc-becques entourés de péruviens à moitié souls; disons qu’on fitait pas trop dans le décor). Heureusement Isabelle était là pour nous amuser (j’ai même vu Mathias avoir une petite montée d’instinct paternel!!!). Isabelle étant la fille de huit ans de Miguel.  Nous somme également sortis avec les deux charmantes villes de Michel à Barranco, quartier bohème de la ville, dans un petit bar avec chansonniers. Sinon, on visite tranquillement pas vite la ville qui franchement est magnifique.

 Nous avons récemment obtenu les papiers nécessaires à l’achat d’un véhicule et sommes présentement à la recherche de l’auto qui nous convient. Mais honnêtement, cela risque de prendre un certain temps vu la complexité des choses. Pour ce qui est de la suite, on ne sait pas vraiment comment ça va se passer et on n’aime mieux pas trop y penser avant d’avoir une voiture. Tout ce qui compte, c’est que pour le moment on s’y plait bien ici.

Donc voilà, encore une fois le retard est comblé. C’est bien beau tout cela, mais nous aussi on aimerait bien avoir de vos nouvelles de temps en temps. Alors envoyez nous vos commentaires et d’ici là on vous dit à la revoyure!

Par lpcggrmg
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Jeudi 3 septembre 2009 4 03 /09 /Sep /2009 00:28
Nous sommes présentement au Nicaragua, dans une magnifique villa au bord de mer, qui nous a généreusement été prêtée par des amis de ma mère. Je vous écris depuis un hamac, où je suis confortablement installé, avec une bonne tasse de café à mes côtés et le Pacifique comme panorama. Sérieusement, on ne pouvait pas rêver mieux! (avouez que vous êtes tous jaloux…) Pour ce qui est de notre traversée de l’Amérique Centrale, on peut dire que cela avance à bon train, malgré les quelques petits pépins que nous avons eus. Faisons maintenant un petit saut en arrière.



Nous sommes partis le 22 au matin du Mexique, direction Belize. Arrivés à la frontière, un homme nous à interpellé, nous demandant si l’on avait besoin d’assurances pour le Belize et nous a également proposé de nous aider à passer la frontière. Naïfs que nous sommes, nous avons accepté son aide. Au début, tout semblait bien aller. Il nous a d’abord accompagnés aux douanes Mexicaines pour que l’on obtienne nos tampons de sortie. Ensuite, il nous a fait passer par un poste de décontamination du véhicule, où il l’asperge d’une substance chimique supposée tuer toutes formes de parasites (j’ai vraiment des doutes là-dessus). Puis, il nous a guidés dans la zone internationale (espèce d’immense duty free sous forme de ville) vers le magasin d’un mec qui était probablement son ami. Jusque là tout semble normal. Au moment de nous laisser, il nous a réclamé la modique somme de 525 pesos (50$) pour les tampons en plus d’un pourboire qu’il croyait mériter pour ses bons services. Nous sommes partis à rire, mais après certaines menaces de sa pare, nous l’avons payé, avec l’amère sentiment de s’être fait crosser en beauté.

Un peu honteux de s’êtres fait avoir comme des débutants (comme si ce n’était pas le cas?), nous avons entrepris notre traversée du Belize. À peine une heure plus tard, pouf!! Première crevaison du voyage. Heureux d’apprendre que nous avions un cric (patente qui permet de lever la voiture), nous avons posé la roue de secours puis repris la route en un rien de temps. Nous avons vite rejoint Belize City, plus grande ville du pays avec ses 70 000 habitants, où nous avons acheté un nouveau pneu. Le tout nous aura pris approximativement 1h10. Ce n’est pas encore les mecs de l’écurie Ferrari, mais on s’en est tout-de-même bien sorti pour une première fois.

Nous avons passé la nuit à Belmopan, la capitale, puis repris la route en direction du Guatemala. Fort de notre expérience à la frontière du Belize, nous ne nous sommes pas fait avoir deux fois. Cela à tout de même pris un certain temps, l’organisation n’étant pas une force de l’Amérique Centrale. Nous avons entamé la route pour Guatemala City avec une certaine appréhension, les 20 premiers kilomètres étant faits en gros gravier (garnotte en bon québécois). Heureusement, nous avons vite retrouvé de la belle route. Le trajet jusqu’à la capitale s’est bien passé, mais les 120 derniers bornes furent des plus pénibles. Le trafic a commencé à s’alourdir au fur et à mesure que l’on s’approchait, jusqu’au point d’être carrément arrêté sur l’autoroute. Ce n’est qu’un peu plus tard que nous avons pu constater la cause du ralentissement : un poids lourd qui s’était renversé en plein milieu de la route. Voici maintenant une petite question quiz : Quel est le rapport entre le camion renversé et le face à face 500 mètres plus loin? Honnêtement, on se pose toujours la question. Alors soyez imaginatif et écrivez nous votre théorie sur les évènements. Une bouteille de rhum à la personne qui a l’idée la plus farfelue!

Avant de continué le récit, je me dois de vous expliquer une chose bien importante à savoir au sujet des villes d’Amérique Centrale : Il n’y a pratiquement pas d’indications, de noms de rues ou de signalisations, ce qui fait en sorte que c’est vraiment un gros bordel pour s’y retrouver.

Nous sommes finalement arrivés à Guatemala Ciudad vers 9h00 du soir et avons entrepris de trouver l’hôtel. Nous avons demandé notre direction à une première personne, puis à une deuxième et ainsi de suite sans trop de succès. Nous avons donc demandé le chemin à la police (c’était assez intimident les trois policier qui sortent de leur véhicule avec leurs armes pour regarder notre carte). Ils nous ont dit de les suivre, qu’ils nous mèneraient jusqu’à l’artère principale qui se rend jusqu’à notre hôtel. Quelle fut notre surprise en les voyants allumer leurs gyrophares. On aurait dit une escorte présidentielle, avec la limousine en moins…(en d’autres mots, on se sentait important) Mais nous avons vite remis les deux pieds sur terre en constatant que l’on était encore perdu. C’est à ce moment que nous avons développé une nouvelle technique. Nous avons demandé à un taxi de nous diriger vers l’hôtel. C’est ainsi que trois heures plus tard et les nerfs à vif, nous y sommes finalement arrivés, et tout cela pour apprendre qu’il était complet. Nous avons donc abouti dans un autre hôtel, non loin de là, qui nous aura couté une fortune pour une chambre miteuse (40$ U.S.).

En résumé, je crois que nous avons passé un de nos pires moments à Guatemala City.

Étant légèrement dégouté, nous avons décidés de continuer notre route jusqu’au El Salvador, sans savoir que nous allions voir notre pire crainte se réaliser : la perte de nos documents. Les douanes guatémaltèque se passa vite et bien, par contre les douanes du Salvador initialement devait se passer comme une lettre à la poste dans la mesure que la douane était bien organisé excepté qu’il y avait deux postes de douanes à passé de ce côté-ci de la frontière. On passe le premier poste où nous devions remplir un formulaire d’importation. Ensuite nous allons au deuxième poste de douane où on nous demande d’attendre une heure car le gars est parti manger. Alors pour s’occuper on commence à trier les boites de 25 et 10 cents américains, généreusement piqué au Starbucks en faisant les pourboires. L’heure s’écoule et le gars armé nous invite à entrer. Et là, on réalise que nous avons plus la pochette de Guillaume avec la licence du char… On retourne à l’immigration où nous étions passés un peu plus tôt… rien. Évidement, le douanier ne voulait pas une copie, seulement l’original. Je me décide de remonter au premier poste de douane… rien… jusqu’au moment une femme vendant des boissons s’approche en me disant qu’elle a quelques choses qui m’appartient… et… OUI s’était bien ça. Quel soulagement… On fini les papiers puis en route pour San Salvador. Au fait, les routes sont fantastiques au El Salvador et aux douanes, il y a des affiches précisant que tout les services sont gratuits… vive la lutte contre la corruption.

Nous trouvons, finalement, un hôtel tenu par une famille. Comme la monnaie nationale au El Salvador est le dollar américain, nous avons décidés de payer la nuit avec la monnaie triée plus tôt dans la journée : je vous laisse nous imaginer avec nos petits tas de monnaie à l’hôtel… C’est long de payer 40$ avec des 25 et des 10 cents…

Après un bon petit déjeuner, nous avons repris la route (je sais que cette phrase revient souvent, mais c’est essentiellement ça que l’on fait rouler). Notre contact au Honduras étant rendu au Nicaragua pour une réunion, nous avons décidé de couper court et de s’y rendre directement nous aussi. Cependant, je crois que les 200Km parcourus pour traverser le Honduras auront été les plus dispendieux du voyage. Tout d’abord, nous avons du payer les douanes ainsi que les frais d’importation de la voiture qui à la base restent assez dispendieux (environ 60$ U.S.). Mais ce qui a été le plus frustrant, c’est le policier qui nous arrête, nous demande nos papiers, pose quelques questions et nous donnes un ticket, verbale bien entendu, sous prétexte que nous ne possédons pas de triangle de détresse en cas de panne. Le tout nous aura coûté un beau petit 45$, qu’il s’est empressé de mettre dans sa poche. Viva la corruption!

Finalement, le Nicaragua!! Bon je crois que vous connaissez pour la plupart mon amour pour le Nicaragua, donc inutile de vous dire que j’étais aux anges. Pour une fois, la frontière s’est passé les doigts dans le nez. Nous sommes arrivés le soir dans le petit village de Somoto (J’entends déjà ma mère qui me fait un sermon au sujet des routes en Amérique Centrale la nuit. Mais que voulez, quand le soleil se couche à 5h30 et que ça prend 2h à la frontière, on se retrouve un peu coincé…). Toujours est-il, nous avons trouvé un petit hôtel fort sympathique (tout comme les gens de la place) où dormir et avons passé le reste de la soirée à boire des bières sur une petite terrasse qui ressemblait plus à un balcon que d’autres choses. Nous sommes ensuite allés à Managua chez des amis de ma mère, qui nous ont accueillis comme des rois. Ils nous ont mêmes prêté leur villa sur le bord du Pacifique où nous sommes allés nous reposer pendant deux jours. C’était un vrai paradis terrestre. On s’est fait une de ces bonne bouffe (filet mignon, volaille, barracuda, salade, etc.) et avons passé la majeure partie de notre temps à boire du rhum vautré dans des hamacs sur la galerie du deuxième étage (J’en connais un qui doit être jaloux en ce moment…). Messeigneurs Guillaume de Foie Gras Truffé et Mathias de Ovomaltine furent comblés.

Comme toutes les bonnes choses ont une fin, nous retournons le ventre tendu à Managua chez Carlos et Ana. À peine arrive t’on à la maison qu’une pluie torrentielle s’abat sur la ville et projette un arbre sur les câbles électriques du quartier nous plongeons de ce fait dans une pénombre les pluies totales, nous obligeons ainsi de nous éclairer à la lueur de bougies. Dommage que nous n’étions pas seul, c’était tellement romantique que j’en soupire encore aujourd’hui. Ça fait peut-être un peu gai mais on s’en fout. Ana nous prépara un succulent repas et nous discutions ainsi tard dans la nuit. Au fait les amis, il y a de fortes chances que Monseigneur Truffe et moi-même retournions d’ici un an et demi au Nicaragua pour une durée de 5 mois. Je vous explique et j’en profite pour commencer à diffuser l’info, Suco (une ONG) recherche des économistes ayant accompli un bac pour des programmes de 6 mois au total étalé sur trois ans pour enseigner aux locaux les avantages du commerce et la façon de dégager des surplus afin de les commercialiser dans le domaine de l’agriculture. Sachez que l’organisation paie le logement sur place, la bouffe et les billets d’avion…



Toujours est-il, nous revoilà le lendemain sur la route en direction du volcan Masaia et de la ville du même nom. Très particulier le volcan, ça ressemblait à un trou avec des nuages dedans. Vu comme ça, ça l’air plate mais pas au tant que ça (ça fait beaucoup de ça dans la même phrase…). Après un petit tour au marché d’artisanat de Masaia, nous rejoignons la ville de Granada (pas celle situé en Espagne, je tiens à préciser). Une petite ville coloniale où il y a plus de français que de locaux, mais je dois avouer que cela faisait du bien de jaser dans la langue de Molière (qu’elle culture n’est-ce-pas? Comme on le dit, la culture, c’est comme la confiture, moins on en a, plus on l’étale. J’avoue : j’aime étaler la confiture). Bref, nous rencontrions ce soir là, un sympathique couple de français ayant un restaurant, je vous le donne en mille : français. Mais c’était tellement bon et réconfortant de pouvoir s’évader un peu et se retrouver le temps d’un repas chez soi… Nous avons dormis dans cette charmante ville, dans un hôtel tenu par un français.

Le lendemain matin nous devions aller à San José pour choper notre ferry à destination de l’île d’Ometepe. La traversée se passa très bien mis à part la descente du ferry où une grosse manille (vous avez qu’à chercher dans le dictionnaire) accrocha notre moffler. On ne l’a pas perdu mais il est de plus en plus bas. Notre première destination de l’île fut un restaurant recommandé par le français de l’hôtel. Ouais, ben ça ne valait vraiment pas le détour : antipathique, cher et pas spécialement bon, en gros tout le contraire de ce qu’il nous avait dit. La deuxième destination devait être la Finca de Magdalena où nous devions dormir. J’ai bien dit « devait » car nous ne l’avons jamais atteint à cause de l’état des routes même si Guillaume a tenté de me faire de la psychologie inversé. Par contre nous avions quand même atteint un lieu où nous pouvions nager dans de l’eau volcanique. Honnêtement, ce n’était pas grand-chose et ça coûtait 4 dollars au total mais le speech du gars à l’entrée les valait amplement. Sur la route pour la grosse ville de l’île, nous avons pris en auto-stop une française que nous avions croisé la veille au volcan Masaia. Étant donné que nous étions à la recherche d’un hôtel, elle nous conseilla le sien. C’est ainsi que nous avons passé la soirée en sa compagnie. De fil en aiguille (il faudra que quelqu’un m’explique cette expression), elle nous a demandé si elle pouvait venir en voiture avec nous jusqu’au Costa Rica (destination prévu pour le lendemain). Le lendemain matin, nous nous rendîmes au ferry pour apprendre qu’il était en panne. La deuxième solution fut de prendre le ferry de 16h30. Pas cool. Nous en avons profité pour aller manger, se baigner et jaser avec des argentins.



17h45, nous voilà sur le continent à une quarantaine de kilomètres de la frontière. Vous savez quoi? (Madame Guay, je vous conseille de sauter cette partie…). Nous nous sommes une fois de plus retrouvé à rouler de nuit mais avec les éclaires en plus. À environs 3 km de la frontière, il y avait une file impressionnante de camions. Je m’obstine encore avec Guillaume mais Louis, ton record de trois camions dépassés d’une shoot vient de tomber pour cent camions… Toujours est-il, je vous laisse imaginer le bordel que c’était. L’autre problème était le temps, la frontière n’allait pas tarder à fermer. Le dépassement au total de plusieurs centaines de camions aidant, nous fîmes la sortie du côté du Nicaragua en un temps record. Par contre l’entrée au Costa Rica fut une autre affaire car la veille un des bâtiments administratifs passa au feu… Honnêtement, le douanier nous l’avait dis mais on n’avait rien compris sur le coup. C’est en attendant un autre douanier que nous avons fait la connaissance de James, un colombien parlant parfaitement l’anglais et le français, en plus de l’espagnol ça va sans dire. Le gars. Vivant depuis trois ans à Chicago décida de rentrer définitivement en Colombie mais en moto. La queue pour les papiers étant longue, nous avons beaucoup jasés avec lui et dans la mesure qu’il ne lui restait plus beaucoup d’essence, je lui proposai de rouler derrière lui au cas où s’il tombait en panne. C’est mon côté altruiste. Pas mal pour quelqu’un qui n’a pas de cœur. Comme il était rendu 21h, nous sommes allés jusqu’à la ville la plus proche à la recherche d’un hôtel. On finit par aboutir dans un petit hôtel où nous prenons une chambre à quatre. Après une petite bouffe en bonne compagnie et un plouf dans la piscine, il est temps pour un gros dodo. En passant, il paraît que je cris « Guillaume » quand je dors…



Le matin, on échangea nos courriels avec James. James, dès qu’on arrive en Colombie, on t’appelle. Une petite photo souvenir les quatre avec le pacifique en arrière plan et nous reprenons notre route pour la ville de la Fortuna, toujours en compagnie de notre nouveau compagnon de voyage. Désolé mon Louis mais c’était trop dur sans toi. Peu avant d’arriver à Fortuna nous avons réservé pour le lendemain une heure de cheval (qu’est-ce qu’il ne faut pas faire pour rendre Guillaume heureux et deux heures de canopy, genre de Tarzan où nous allons sauter d’arbre en arbre). Nous arrivons ensuite dans une posada conseillé par nos argentins d’Ometepe où présentement Guillaume est en train de nous préparer un bon repas. Je pense que vous ne devez plus vraiment comprendre. Au début de l’article nous somme au Nicaragua et maintenant on vous parle du Costa Rica. Certainement, d’ici la publication de l’article nous serons au Panama. Et honnêtement, l’article risque d’être publié au Panama dans la mesure que le Costa Rica coûte extrêmement cher, donc nous allons rester que maximum trois jours.
Par lpcggrmg
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Samedi 22 août 2009 6 22 /08 /Août /2009 00:27
Bonjours à tous, Premièrement, je tiens à m’excuser pour le manque de constance au niveau du blogue. Les réseaux internet se faisant de plus en plus rares et non performants, il est devenu difficile de le garder à jour. (Bon il y a aussi une petite part de paresse qui vient s’ajouter au tout). Cela dit, nous faisons notre possible.

Comme vous le savez pour la plupart, Louis-Philippe nous a maintenant quitté (pour un monde meilleur comme dirait Mathias); Il est parti rejoindre sa bien aimé, ainsi que vous tous, que nous devons l’admettre, nous manquez tout de même un peu. Toujours est-il, cela n’est pas une raison pour arrêter de nous lire (malgré votre dépendance à l’extraordinaire prose de Louis).

Disons que c’est un nouveau voyage qui commence pour nous. Un voyage où tout est dorénavant possible, un voyage qui sera synonyme de liberté, un voyage où la nudité d’une personne que je ne citerais pas, sera à présent révolue. En gros le thème du trip sera : tu nous manques Louis (Ça risque d’être long 4 mois et demi de déprime) (Mathias est entrain de pleurer comme un bébé à côté, comme si ça vous étonne)

Pour conclure ce passage nostalgique, nous devons admettre que ce fut un privilège d’avoir voyagé avec Louis-Philippe. On se revoit prochainement à Montréal!

Maintenant, j’aimerai vous raconter notre folle nuit dans un hôtel de passe à Puebla. Cependant, nous devons revenir un peu en arrière dans notre épopée.

En gros, il fait chaud et il y a beaucoup de topes (communément appelé dos d’âne au Québec), bon passons maintenant à notre nuit à Puebla. Je vous niaise. Rapidement depuis la frontière, nous avons rejoins la côte pacifique du Mexique afin de la longer jusqu’à Acapulco. Avec un peu de recul sur notre trip au Mexique jusqu’à date, il est possible de dire que l’Ouest du pays est nettement plus pauvre que l’Est, caractérisé par Cancun, lieu de prédilection du tourisme blanc… Nous sommes passés par les anciennes grandes places touristiques du Mexique, aujourd’hui défraichies par la migration du tourisme de masse vers l’Est. Ces anciens lieux de débauche sont principalement Puerto Vallarta et Acapulco. Le premier reste petit et accueillant par contre l’autre est en ce qui nous concerne, est synonyme de « circuler, il n’y a rien à voir ». C’est bruyant, pollué et ça sent mauvais.

Par contre, le coup de cœur du Mexique fut une ville dans les montagnes appelée Taxco (prononcé Tasco). La ville, construite à flan de montagne sur une ancienne mine d’argent, est constituée de centaines de petites maisons au style colonial, empilées une par-dessus les autres. Les rues pavées, bordées de platerias (magasins d’argent), sillonnent la ville de haut en bas et partent dans tous les sens. En arrivant au centre de la ville, nous sommes tombés sur un zocalo (place centrale) animé et rempli de vie. Les restaurants offrent pour la plupart des terrasses au dernier étage qui offre une vue spectaculaire sur la ville. Nous avons visité la cathédrale de Taxco, qui figure parmi les plus belles du Mexique, avec ses imposantes sculptures murales couvertes d’or. Nous avions une vue magnifique sur la ville depuis notre hôtel, situé un peu en retrait de la ville.

Nous avons repris la route le lendemain pour Mexico City. Quel bordel cette ville. Circuler en ville relève de l’exploit, cela va dans tout les sens, la police nous indique de brûler les lumières rouges et le trafic est continuellement dense. Cela nous à pris une heure pour entrer dans la capital, pour ensuite passer 3 heures au musée d’anthropologie, qui en passant est très beau, et enfin un autre 2 heures pour sortir de la ville, direction Puebla. Bref, ne conduisez surtout pas à Mexico.

Rentrons maintenant dans le vif du sujet : Puebla. Nous sommes arrivée en soirée dans cette charmante localité à la recherche d’un hôtel (nous suivons les conseils de la maman de Guillaume à la lettre, c’est-à-dire de ne pas camper en Amérique latine). Après s’être renseigné auprès de plusieurs hôtels au prix exorbitant, nous sommes tombés sur un hôtel où le prix était très intéressant. Après avoir dealer dix minutes avec le gars, nous avons trouvé un arrangement. Mais accrochez-vous, la discussion ne se basait pas sur le prix de la chambre mais le nombre d’heure que nous pouvons y rester. Finalement, le deal fut de huit heures pour 350 pesos (30 dollars canadiens, 28 francs suisse). Maintenant, je désire vous décrire la chambre. D’abord, nous avions un garage privé pour notre voiture Bob. Une fois la porte du garage fermé, nous sommes montés à l’étage, depuis notre garage évidemment. Arrivée en haut, nous avons trouvés un énorme lit avec une douche transparente au milieu de la chambre. Je vous laisse imaginer Louis en train de se prendre une douche tout en collant ses fesses sur la vitre embuée. Étant donné que nous avions un petit creux, nous avons jeté un coup d’œil sur le menu posé sur la table de chevet. Alors, Guillaume s’est pris un vibromasseur, Louis, une bouteille de lubrifiant et tant dit que je suis vieux jeu, je suis resté avec la boîte de préservatifs mais parfumé à la fraise (c’est mon côté foufou qui est ressortis).

Évidement, vous avez compris que nous avons dormis dans un hôtel de passe. Et soyons honnête, avant de payer le gars nous avions visité la chambre donc nous savions éperdument où nous étions. Mais le prix restait intéressant et cela est bien la dernière chose qui m’empêchera de dormir, contrairement au deux autres qui m’ont avoués le lendemain de ne pas avoir fermé l’œil. Je dois préciser que mon père m’avait habitué à ce genre de niaiserie dans la mesure que j’avais dormis dans des hôtels de passe à Kuala Lumpur et Singapour. Ok, j’admets que j’ai eu de la peine à m’endormir mais ce n’est pas à cause du lieu; Louis n’arrêtait pas d’allumer la mosaïque de Jessica Rabbit au plafond. L’avantage de prendre une chambre d’hôtel à l’heure (mise à part l’avantage que cela procure lorsqu’on l’utilise pour la vrai raison) est de se lever tôt et donc de profiter de rouler un maximum, car n’oublions pas que Louis a un avion à attraper.

À notre grande surprise, les routes furent agréables, mise à part quelques pluies intenses, nous forçant à ralentir. Toujours est-il, nous sommes arrivés à Palenque suite au conseil d’Aude nous disant que cela valait la peine et c’est vrai. Merci chérie. On s’est pris une cabane au milieu de la jungle juste à côté du parc. Avec notre guide du Lonely Planet à la main, nous avons atterris dans un restaurant où le rapport quantité-prix était intéressant. Et en effet, en sortant de là, nous étions pleins, même un peu trop. On a finis tranquillement la soirée en buvant (pour changer). C’est dingue le nombre de français qu’il y avait… franchement, si on pouvait les exterminer cela serait une bonne chose pour l’humanité (non non, c’est toujours Mathias qui écrit et pas Guillaume). Après une nuit relativement étouffante, nous sommes partis tôt visité les ruines Mayas. C’est vraiment de toute beauté mais qu’est-ce qu’il fait chaud et il était huit heures du matin.

Après avoir sué 2 litres en deux heures, nous avons décidés d’aller à Campeche, petite ville sur le bord du golf du Mexique. L’unique problème sur le trajet fut de rouler…, excusez-moi… tomber dans un trou avec la voiture. Conséquence : la direction fut voilée (fuckée en bon québécois). Force fut de constater que la roue avant gauche était croche. Le lendemain, par mesure de sécurité, nous avons décidés de faire un saut dans un garage avec une certaine appréhension nous devons l’avouer. Mais, ils furent très professionnel et nous envoyèrent dans une autre succursale à 200km, dans la ville de Mérida. En arrivant là-bas, ils s’occupèrent de nous et réparèrent la voiture pour un prix très raisonnable. Quelques heures plus tard, nous voilà dans un hôtel dans cette même ville où nous rencontrons notre première québécoise du voyage. Nous avons passé la soirée avec elle, et force est d’admettre que cela faisait du bien de parler français avec une autre personne sans compter que sa compagnie fut des plus agréables.

Le lendemain, nous revoilà dans le même garage. On n’a vraiment pas de chance. Mais non, il fallait qu’on y retourne pour faire la rotation et l’alignement des roues, plus un changement d’huile. Suite à cela, nous reprenons la route pour finalement atteindre Cancun, notre but, ou plutôt Puerto Morrelles à environs 15km passé Cancun. Nous avons également quelques problèmes de frein… On s’est trouvé un hôtel pour les deux dernières nuits de Monsieur Carrière. En guise de final à trois, nous avons décidé de faire nos touristes en allant se baigner dans les vagues sur la plage de Cancun pour finalement se retrouver à prendre des Hurricanes dans un Pat’O Brien et Bubba Gump. Le soir approche et il est tend de rentrer vider la voiture et préparer les sacs de Louis. Et quel fut ma surprise en retrouvant un de mes paquet de chips à moitié plein (c’est mon côté optimiste) datant de l’Alaska. C’est ainsi que je m’endormis en paix avec moi-même et un énorme sourire. C’est fou ce qu’un paquet de chips peut nous procurer comme sensation de béatitude.

Titititititi… le cauchemar, le réveil sonne et il est… f… 4h du matin. Vous voulez ma mort? Je niaise, j’entends jamais les réveils, c’est Louis qui m’a réveillé. On arrive à l’aéroport à 5h, on enregistre les bagages et voilà, c’est l’heure des adieux : un gros câlin, une tape sur les coups de soleil de la veille et nous regardons notre Louis passer la sécurité. De retour à la voiture, nous nous sommes mis les trois à pleurer. Louis, c’est officiel, Henry t’aimait beaucoup. (Pedro San Poncho aussi!)

Nous avons repris la route pour Punta Sam, lieu de départ du ferry pour Isla Mujeres où notre tout inclus nous attend pour deux jours de relâche total. Écouté, je vais vous faire un résumé des deux jours, cela sera plus simple : boire, boire, boire, boire, manger, boire, boire, dormir, boire, manger, boire, boire dans la piscine, boire, manger, boire puissance 10. (Est-ce qu’il a mentionné que l’on a bu ??)

Aujourd’hui (jour de publication de l’article)(Bon ce sera peut-être pas pour aujourd’hui mais en tout cas…), nous quittons Isla Mujeres en direction du Belize. Notre but étant de dormir peu avant la frontière et de ce fait de profiter demain pour passer la frontière, aller à Belize City puis dormir à Belmopan (la capitale).

Bon, ben voilà, nous avons comblé notre retard du blog et j’espère que vous allez toujours nous suivre religieusement. J’ai appris récemment que nous avons un nouveau fan… Laisse-nous des commentaires Captain Bobette... Sinon, je voudrai laisser un message personnel : « Eh le vieux, t’as le droit de donner des nouvelles… ». Mathias (Ouais franchement il commence à s’inquiéter le fiston, dou-dou, etc.)

Souhaité nous bonne chance pour la suite du trip; cela risque d’être costaud à passer les frontières, surtout en Honduras… Julien, tu peux compter sur moi pour te faire un rapport détaillé sur l’état du pays avec photos de l’armés en train de botter le c… de Guillaume.

Prenez soin de vous et on vous donne prochainement des nouvelles.

Mathias et Guillaume
Par lpcggrmg
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